Encre de chine fondue, réalisée par Didier Mansuy, qui orne les quatre vingts ouvrages de tête sortis en tirage limité à l'occasion de la publication de son recueil de poèmes en 2001 aux Editions Librairie-Galerie Racine.

Poemes

Extraits du recueil :

Diffusion : Librairie-Galerie Racine
23, rue Racine 75006 Paris
ISBN 2-243-03765-3

Quatrième de couverture

Rien ne laissait prévoir, chez Didier Mansuy, qu'un poète talentueux sommeillait en lui. Ce fonctionnaire du Ministère de l'Agriculture est en effet coutumier de dossiers arides, de discussions interminables dans les enceintes européennes et des débats sur les dossiers ministériels dont la vivacité n'a d'égal que l'importance des enjeux de société. Bref, cet homme dans la quarantaine apparaît davantage dans la ligne d'un auteur de thèses savantes, d'un défenseur de lignes officielles ou d'un tenant de sujets érudits que sous l'aspect du poète.
Mais les poèmes que voici, rédigés pendant son adolescence de seize ans et demi à vingt-deux ans, font découvrir un personnage différent, ô combien plus divers. Bien sûr, les tourments de cet âge de la vie, où chacun se cherche, s'émeut et est animé par de grands idéaux, donnent le ton à cette succession de flashes. Ils sont des témoignages très personnels sur la société mais aussi une observation précise des sentiments et une porte entrouverte sur lui. On y retrouve une quête d'une ligne d'absolu, cette recherche d'une identité originale et ce besoin de toujours se situer par rapport aux autres et donc par rapport à soi-même. Cette quête est riche en douleurs, en révoltes, en questions souvent laissées sans réponse et pourtant elle n'est pas désespérée car Didier Mansuy montre, dans cette suite précoce d'images et de réflexions révélatrices, une force et une volonté qui, l'âge d'homme venu, font de lui un exemple de droiture et de solidité. Son oeuvre de jeunesse n'est ni un délire, ni une fuite. Elle vous entraîne dans un kaléidoscope de lumières, de zones mystérieuses et de reliefs jouant à vif sur l'être humain. Rien à voir là avec l'obscurité et les abysses redoutables dans lesquelles on perdrait son âme, le besoin de l'autre, de même que le désir de vivre, dont ce recueil est imbibé.
Il faut y plonger sans contrainte, et se laisser porter sur le chemin plein de surprises dont il ouvre la voie.

 
 

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